Les experts avaient prédit un hiver long, dur et sombre, et ils n’avaient pas tort. Que ce soit le début de la fin ou comme l’a dit le docteur Nicholas Christakis, sociologue de Yale le mois dernier, la « fin du début », ce qui est clair, c’est que nous vivons une période difficile. Et dans les moments difficiles, nous avons tendance à être encore plus durs envers nous-mêmes. 

Mais cela peut être dangereux, car l’acceptation de soi est une partie vitale des soins personnels. Sans acceptation de soi, notre bien-être physique et mental s’effondrera, peu importe à quel point nous sommes impliqués dans les autres aspects de notre routine de soins personnels. Alors, comment surmonter ces sentiments de culpabilité — que nous ne gérons pas aussi bien que nous devrions, que nous ne sommes pas à notre meilleur? Voici sept façons d’intégrer l’acceptation de soi à vos soins personnels tout au long de l’année.

Permettez-vous d’être humain

Cela peut sembler banal, mais l’acceptation de soi peut commencer à s’effondrer ici dès le début, lorsque nous ne nous permettons pas d’être humains. Cela signifie reconnaître qu’en tant qu’humains, nous sommes parfaitement imparfaits. Nous avons des limites, tout le monde en a. Et c’est une bonne chose, car souvent les choses que nous pensons être imparfaites à notre sujet, sont en fait les mêmes choses qui nous rendent uniques. Et nous devrions célébrer cela. Lorsque nous le faisons, il est plus facile de se débarrasser de l’idée toxique du perfectionnisme. Lorsque nous laissons transparaître notre humanité essentielle, nous pouvons nous permettre de nous montrer imparfait et être parfaitement bien avec cela.

Soyez votre propre ami

Pensez aux conversations que nous avons avec les autres, qu’il s’agisse de collègues, de membres de la famille ou d’amis, lorsqu’ils éprouvent des difficultés. Pensez aux façons dont nous essayons de les soutenir. Et puis pensez aux façons dont nous nous soutenons lorsque nous sommes aux prises avec plusieurs des mêmes problèmes. Très souvent, nous nous parlons d’une manière dont nous ne parlerions jamais à nos amis. Soyez donc attentif à votre discours intérieur. Et demandez-vous : est-ce que je parlerais à un ami de cette façon? Est-ce quelque chose que je dirais à haute voix?

Il y a un dicton qui dit que notre plus grande meneuse de claque devrait être la voix entre nos oreilles. Cela ne veut pas dire se promener avec un gros ego. Mais pour avoir une estime de soi positive et saine, nous devons accepter qui nous sommes en tant que personne et être fiers de cette personne. Alors utilisez les mêmes compétences que vous employez en tant qu’ami et collègue compréhensif et dirigez-les vers vous-même.

Faites un examen intérieur

Une partie de l’acceptation de soi consiste à comprendre ce qui nous détruit. Alors, quels sont les draineurs d’énergie dans votre vie et quelles sont les choses qui vous construisent, pour lesquelles vous êtes bon, qui vous donnent de l’énergie? Cela ne veut pas dire que nous pourrons nous débarrasser de toutes les choses de notre vie que nous n’aimons pas faire. Cela fait partie de la vie. Mais on peut se demander, est-ce nécessaire? Parfois la réponse sera oui, et parfois ce sera non. Et lorsque nous sommes conscients des choses qui nous épuisent, nous pouvons être plus attentifs et nourrir les choses qui font du bien à notre âme et qui nous apaisent. Alors demandez-vous : quelles sont les meilleures façons dont je peux prendre soin de moi physiquement, émotionnellement, spirituellement? À quoi ça ressemble pour moi?

Demandez de l’aide

Quand je parle de ma propre histoire d’épuisement professionnel, l’une des questions que je reçois le plus souvent est : qu’auriez-vous fait différemment? Et ma réponse est : j’aurais demandé de l’aide plus tôt. Mais demander de l’aide aux autres, exige d’avoir de la compassion envers soi-même. Non seulement nous ne pouvons pas le faire seuls, mais nous ne devrions pas nous attendre à le faire seuls. Et cela signifie être ouverts, honnêtes et authentiques. Lorsque j’ai commencé à parler de manière ouverte et authentique de mon histoire d’épuisement professionnel aux autres, ils ont eux-mêmes répondu de manière ouverte et authentique. J’ai réalisé que je n’étais pas seule. Et lorsque nous demandons de l’aide, nous donnons également aux autres la permission de demander de l’aide.

Organisez vos réseaux sociaux

Il est facile de laisser le monde des médias sociaux nous donner l’impression que les autres ont une vie parfaite ou qu’ils gèrent, en quelque sorte, cette période difficile mieux que nous (« regardez le beau salon dans leur arrière-plan Zoom! »). Ce n’est pas seulement faux, c’est dangereux. Nous n’aimons pas être avec des gens qui essaient toujours de nous dire quoi faire, qui nous démolissent, qui nous font toujours nous sentir plus mal. Donc, pour la plupart, nous choisissons de ne pas traîner avec ces gens. Et nous devrions organiser nos relations dans les médias sociaux de la même manière. Les personnes que nous suivons sont-elles bonnes pour notre acceptation de soi?

À une époque pleine de crises et de tragédies, les médias sociaux et les nouvelles en général peuvent également nous donner l’impression que nos problèmes n’ont pas d’importance par rapport aux défis de vie et de mort auxquels les autres sont confrontés. C’est ce que Brené Brown appelle « la souffrance comparée ». C’est une façon d’invalider vos propres sentiments et émotions et cela ne fonctionne pas non plus.

Soyez affirmatif

Je crois beaucoup aux affirmations positives. Elles peuvent vous paraître farfelues et bizarres, mais comme le montre la science, elles fonctionnent vraiment. Certaines personnes aiment les dire à voix haute. Mais si cela vous semble étrange, essayez de les écrire. Les carnets de notes, y compris les cahiers de gratitude avec des invitation pour écrire ce pour quoi vous êtes reconnaissant, peuvent également être très efficaces. Pendant mon traitement contre le cancer, j’avais l’habitude de m’écrire des messages sur des post-it et de les coller sur le miroir de ma salle de bain. De cette façon, je n’avais pas besoin de me souvenir de m’encourager tout au long de la journée. Mais quoi que ce soit pour vous, trouvez un moyen de vous envoyer des messages positifs et encourageants.

Sachez que l’acceptation de soi est un parcours

Enfin, rappelez-vous que l’acceptation de soi n’est pas un endroit où nous arrivons et qu’ensuite nous avons terminé. Comme tous les types de soins personnels, c’est un parcours perpétuel. Nous devons réaliser que nous allons avoir de bons jours et que nous allons avoir de mauvais jours. Et ce n’est pas grave, même si ces derniers sont plus nombreux. Et à mesure que la vie change et évolue, nos outils et stratégies d’acceptation de soi doivent également évoluer.

Oui, ce sont des moments difficiles, mais nous en apprenons plus sur nous-mêmes à travers la difficulté et même l’échec qu’à partir de nos succès. Alors, comment pouvons-nous utiliser ce temps pour apprendre à être présent? Cela commence par l’acceptation de soi. Et célébrer le fait que nous sommes tous parfaitement imparfaits.

Author(s)

  • Jen Fisher

    Chief Well-being Officer at Deloitte and Editor-at-Large, Life-Work Integration at Thrive Global

    Jen Fisher is a leading voice on workplace well-being and creating human-centered organizational cultures. She frequently speaks and writes about building a culture of well-being at work and serves as Deloitte’s chief well-being officer in the United States, where she drives the strategy and innovation around work-life, health, and wellness. Jen is also the host of WorkWell, a podcast series on the latest work-life trends and author of the book, Work Better Together: How to Cultivate Strong Relationships to Maximize Well-Being and Boost Bottom Lines (McGraw-Hill, June 2021). Jen is a healthy lifestyle enthusiast and seeks to infuse aspects of wellness in everything she does. She believes self-care is a daily pursuit and considers herself an exercise fanatic, sleep advocate, and book nerd! As a breast cancer survivor, she is passionate about advocating for women’s health and sharing her recovery journey. Jen lives in Miami with her husband, Albert and dog, Fiona.

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